(Rédigé par Hervé Vonstadt)
Elle s'est déroulée du dimanche 8 au samedi 14 août 2004.
Le rendez-vous est fixé en fin d'après midi, afin de pouvoir partir dès le lendemain à Sedrun pour visiter le tunnel de base du Saint Gothard en construction. J'arrive vers 16h15 et trouve dans la remise des collègues allemands avec lesquels nous effectuerons la visite et qui terminent leur semaine de travail.
Je me rends à la gare d'Oberwald afin de retrouver à la descente du train Jean-Jacques mais aussi Andréas. Nous regagnons tous trois Gletsch et prenons « nos quartiers » respectifs. Arrive un peu plus tard, Pierre-Yves avec un auto stoppeur dont le prénom est Raphaël ! En fin de journée, visite de Walter Willi qui nous fait part du programme de travail de la semaine. Bonne nouvelle : nous interviendrons entre Gletsch et Oberwald, avec l'aide de Paul et Peter Christen, deux maçons, ainsi que Wolfgang Hackl, de Stuttgart, qui aura à disposition le locotracteur. Repas pris en commun à la remise, raclette traditionnelle de reprise de contact.
Réveil en fanfare très tôt pour pouvoir rejoindre Sedrun. Nous partons dès 8 heures en minibus avec Wolfgang. Passage du col de la Furka, toujours aussi impressionnant, puis Andermatt et l'Oberalppass. Arrivée à Sedrun au centre d'information d'AlpTransit et début de la visite. Nous descendons sur la plateforme au moyen d'un funiculaire, puis après avoir revêtu un équipement adapté et pris connaissance des consignes, nous sommes transportés dans un train à travers la galerie d'accès au dessus du puits numéro 1. Les commentaires de notre guide nous permettent de mesurer l'ampleur du travail en train de s'accomplir à quelque huit cent mètres sous nos pieds ! La technique des mineurs d'Afrique du Sud nous est exposée. Ce sont en effet ces ouvriers qui ont percé ces deux puits vertigineux !
Il ne sera pas possible d'aller au niveau des galeries déjà creusées, seulement en 2007 nous est-il promis... Retour au pavillon d'accueil où nous pouvons trouver réponse à toutes nos questions en parcourant les lieux. Documentation en plusieurs langues sur cet ouvrage monumental de 57 km, où les trains de voyageurs pourront rouler à près de 200 km/h, ceux de marchandises, de 100 à 160 km/h, en 2007. Ce n'est pas comme l'auteur de ces lignes qui éprouve de grandes difficultés à marcher...
Le repas est pris en commun dans un restaurant proche, puis nous assistons à la projection d'un film en langue allemande sur la construction de ce géant souterrain, suivi d'un autre en français rappelant les percées Alpine faites en Suisse au cous de deux siècles dernier. Retour sur Gletsch dans la courant de l'après midi, avec une variante consistant en un parcours en train de Oberalppass à Realp. Et c'est à Realp que nous retrouvons Paul, arrivé tout droit de Belgique. Nous nous restaurons tous les six à l'auberge Rhonequelle située dans la forêt de mélèzes en direction d'Oberwald. Une bonne nuit réparatrice nous attend.
Réveil à 7 heures, au son du clairon local, la crécelle située dans la remise, par les soins de Pierre-Yves. Toilette rapide, puis petit déjeuner préparé par notre « Bocuse ».
Nous sommes répartis en deux groupes. Le premier sous la direction de Wolfgang part avec le locotracteur et les deux maçons sur le chantier du pont enjambant le Rhône qui fait suite au tunnel hélicoïdal. Il s'agit de poursuivre la réparation du mur de soutènement des terres. Une intervention sur la voie est également prévue pour une autre partie de ce groupe. Trois autres ont la charge de transférer, en gare de Gletsch, le tas de sable sur un wagon plat pour fournir « le liant » aux maçons. Ce chargement effectué, Wolfgang revient avec le locotracteur et nous nous retrouvons tous sur le chantier pour aider au déchargement du sable, des tôles, et de l'eau.
C'est pour un certain nombre d'entre nous une aventure ! C'est en effet notre premier passage dans ce tunnel hélicoïdal sur le chemin d'Oberwald !
Nous sommes tous de retour vers 12 heures alors que le train vapeur vient tout juste d'arriver. Il y a foule à la gare de Gletsch ! Nous procéderons sur le wagon grue au chargement de pierres pour reconstituer le mur. Repas fourni par Realp, pris fort tard, mais délicieux. L'après-midi, nous restons à deux sur place pour ébarber les crémaillères tandis que nos sept autres compagnons retournent sur leur chantier. À leur retour, nous procédons à quelques manoeuvres de chariots afin de dégager l'espace dans la remise pour placer le réservoir de carburant et la pompe. Mais lors de la manoeuvre du chariot chargé (trop sans doute) de crémaillères, celui-ci déraille et subit quelques dommages ! Ce sera donc avec le wagon grue que seront déchargés les quelque deux tonnes de pièces qui seront entreposées entre les deux voies. Souper à 19h30, préparé par Pierre-Yves qui s'impatiente ! La manoeuvre de la pompe à carburant est ajournée au lendemain. Juste un peu d'attention pour repérer dans le ciel étoilé quelques constellations, des étoiles filantes et bonne nuit à tous !
Lever à 7 heures, déjeuner, puis en route pour les différents postes de travail. Auparavant, mise en place de la pompe à carburant par Wolfgang Hackl à la manoeuvre du locotracteur et de la grue hydraulique. Poursuite des travaux du mur après le pont. À la remise, travaux de meulage des crémaillères.
Réveil à 7 heures, tous opérationnels sur les sites dès 8 heures afin de terminer le mur après le viaduc. Préparation du chantier en sortie haute du tunnel. À la remise, poursuite des travaux de meulage des crémaillères.
Préparation du convoi du lendemain pour partir à l'heure, dès l'arrivée de Paul et Peter.
Repas pris en commun avec la présence active de Madame Claudine Delvigne, maman de Raphaël qui nous a gratifiés d'une belle image...
Pot convivial du soir à l'hôtel restaurant « Rhonequelle »
Journée extraordinaire, nuit des étoiles ! Promenade visuelle dans les étoiles et constellations.
Réveil habituel à 7 heures, petit déjeuner et travail en retard sur le site de la voie en, raison de l'arrivée tardive de Paul et Peter. Wolfgang s'impatientait et dès qu'il forma leur numéro d'appel téléphonique, ils apparurent à hauteur du passage à niveau de Gletsch. Départ immédiat sur le site du mur avant le tunnel hélicoïdal. En soirée, fin d'exécution de ce mur. Remblaiement, découpe pour transport, du portail de fils d'acier du tunnel hélicoïdal. Préparation du chantier sur le mur en direction du passage à niveau en aval de Gletsch. Nettoyage du premier chantier et des abords. Parallèlement, fin du meulage des crémaillères à la remise. Préparation du chantier de vendredi, approvisionnement en eau et sable.
Réveil superstitieux et angoisse toute la journée. En effet, la visite de l'OFT est annoncée pour ce jour. Croisons les doigts... Tout s'est bien passé, le contrôle a concerné la partie ouverte au trafic voyageur, Realp-Gletsch.
Roger Balet arrive à 7h30 depuis Neuchâtel ainsi que Claude Wenger en provenance de Nyon, qui a secondé Pierre-Yves dans les tâches culinaires. Le travail reprend avec plusieurs lieux :
Poursuite de la réfection du mur après le passage à niveau à la sortie de Gletsch avec sélection de pierres adéquates pour ce travail dans un dépôt un peu en dessous. Démontage précautionneux de l'échafaudage après le pont sur le Rhône par une équipe de quatre. Repérage des travaux à effectuer en aval de ce pont.
Désherbage de la voie depuis Gletsch jusqu'aux premiers travaux par le binôme Roger-Hervé.
Repas de midi, grâce à l'ingéniosité de Pierre-Yves qui a su accommoder les restes de la semaine avec le concours du chef de gare de Gletsch.
L'après midi, poursuite du désherbage jusqu'au pont sur le Rhône, y compris le tunnel hélicoïdal. Nous rejoignons ensuite Andréas, Paul et Raphaël sur la voie pour procéder à un désherbage dynamique, à la pelle et à la pioche. Une autre équipe a terminé le mur avec les maçons et a procédé au rangement du matériel à Gletsch.
Gérard de Genève et Alain Kaegi d'Aigle, arrivent dans l'après midi. Daniel Mäusli, fils de Jean-Jacques n'a pas pu descendre à Oberwald vers 17 heures, en raison de l'encombrement de la voiture et de la rapidité du départ du train... horaire Suisse oblige... mais nous a retrouvés tout de même à Gletsch, grâce à Paul qui est allé le chercher en gare. Nous avons eu la visite de Walter et Manfred Willi qui nous ont remerciés pour le travail accompli, avec célérité. Cette réunion autour d'un pot a donc clôturé la journée de travail. Claude Wenger a dû nous quitter le soir. Nous avons ensuite visité la « Maison bleue », devenue pour une somme modique propriété de la DFB, située juste à la sortie de Gletsch, avec vue sur la gare et le glacier du Rhône. Ce bâtiment sera réhabilité pour l'été 2005 afin de faire face à l'hébergement des équipes de travail et la remise retrouvera une locataire vapeur.
Lever à 7h00, aussi ! Petit déjeuner, toujours préparé par Pierre-Yves qui a eu le mérite de revenir de l'hôtel car il a changé de voisins de chambre ! La journée a débuté par un travail sur la voie, loin du pont, afin de désherber la voie à la pelle et à la pioche, comme hier. Démontage le matin des éléments de crémaillère défectueuse. Une autre équipe de trois est restée avec Wolfgang à Gletsch afin de ranger les locaux et de préparer le train qui est arrivé vers 12 heures près des désherbeurs. Mais il était temps de songer à déjeuner et le retour s'est fait en deux voyages grâce au chauffeur Paul.
Après le repas de midi, seule la soupe de Realp nous est parvenue, Pierre-Yves a encore dû mettre ses talents à contribution. Tout le monde est redescendu sur la voie, en deux voyages également, une équipe a procédé au déchargement des deux rails apportés le matin puis a picoré de ci de là, toutes les ferrailles disposées le long de la voie, en remontant sur Gletsch. Mais avant le pont sur le Rhône, il a bien fallu également charger les éléments de l'échafaudage démonté la veille. Cela fait, nous avons rejoint Gletsch et procédé au déchargement en le triant, sur le wagon plat. Pour ce faire, diverses manoeuvres ont été nécessaires. Pendant ce temps, le plein est fait dans le locotracteur et notre activité se termine vers 18h45. Dure et longue journée ! Surtout que nous avons vu revenir frais et dispos nos camarades désherbeurs.
Puis nous avons eu le grand bonheur de retrouver Cendrina qui nous a accompagnés au restaurant Rhonequelle, afin de prendre le dernier repas du soir.
Nous nous y sommes rendus dans deux véhicules, dont le mien qui m'a fait une misère...
Au cours du repas, Wolfgang nous a félicités pour le travail accompli et c'est Gérard qui a joué les traducteurs.
Le retour au dodo s'est fait vers 23 heures. Journée et semaine bien remplie.
Départ le matin vers 8h30, d'un groupe de six en direction d'Oberwald pour emprunter le tunnel et arriver à Realp avant le départ du train de 10h10. Le voyage en train de Realp à Gletsch s'est bien déroulé, puis descente à pied jusqu'à Oberwald avec un arrêt aux Sources du Rhône, pour saluer Monika. Enfin dernière étape à Sierre chez Jean-Jacques pour y déguster un bami goreng mijoté par son épouse.
J'ai dû regagner la France au plus vite, sans faire le voyage vapeur, avec halte à Brig, en raison de la misère de ma voiture...
Je remercie tous les organisateurs pour cette semaine d'activité au service de la DFB. Cependant, attention à la régularité de l'approvisionnement du menu de midi.
Mention spéciale pour Wolfgang et également Pierre-Yves qui a su nous flatter le palais. Je remercie Andréas, Paul, Raphaël et Jean-Jacques pour leur accueil fraternel et la bonne ambiance durant ces quelques jours. Merci également à Daniel Mäusli, Roger Balet (attention au garage de la voiture !) et Alain Kaegi, ainsi que Gérard qui sont venus partager la fin de semaine avec nous.
Bon retour à tous dans vos foyers.
À l'an prochain ! Merci. Hervé Vonstadt, le 17 août 2004.
mise à jour: 02.11.2009